Navanel Au delà du silence …

 

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Une histoire pas comme les autres

Je tenais à vous faire partager cette histoire d’une jeune fille que j’apprécie beaucoup. Un témoignage à la fois étonnant, effrayant et  un grand courage pour raconter ça vie petit bout par petit bout. Un témoignage a prendre au sérieux, tout dialogue est ouvert et si vous avez des demandes ou bien une envie de partager des choses avec

SI vous lisez ce message en tant que professionnel du Paranormal (Médium ou autres) de l’aides est bienvenue.

 

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Mon histoire ? Elle est bien compliquée mais j’accepte avec vous de la partager. Certains resterons septiques face à celle-ci, mais sachez que je peux toujours, si vous le souhaitez, répondre à vos quelques questions… Débutons pas le commencement..

Depuis que je ne suis qu’un enfant, je sais que je ne cesse de voir, d’entendre et sentir ce que l’on appelle des esprits. À l’âge de quatre ans, je disais souvent à ma maman que je parlais au vent qu’il y avait un enfant dans ma chambre… Aujourd’hui je n’en démords pas, il y a bel est bien quelque chose dans ma chambre. Mon premier véritable souvenir remonte à l’âge de mes six ans, ma mère était partie faire des courses au magasin qui se situe à cinq minutes en voiture d’ici. Ma famille était partie avec elle et étant malade j’ai préféré rester à la maison. Étant donné que c’était l’hiver, dehors, le noir de la nuit tombait tout doucement et le mauvais temps commençait à s’abattre… « Une nuit d’orage!!! Super!!! » Me suis-je dis, en partant regarder les éclairs, car il fallait bien l’avouer cela me fascinait… Dix minutes s’écoulèrent et, commençant à grelotter, je me suis rappelée que si ma mère me trouvait en dehors du canapé et au-dessus de ma tonne de couverture j’allais me faire grondé. Y retournant rapidement, je me suis glissée au chaud pour regarder la TV et les nouveaux programmes qui annonçait la nouvelle venue de Noël.

Soudainement, l’orage éclata de plus belle, les lumières clignotaient et la télévision s’éteignit. Déjà je m’enfonçais un peu plus dans les couvertures, car, il faut bien l’avouer, une tempête peut être dangereuse par ici… N’osant même plus essayer de rallumer la TV je me mis donc à observer autour de moi et quel ne fut pas ma surprise quand je vis une boite, que l’amie de ma grand-mère m’avait donné en voyant mon admiration devant celle-ci, était en train de voler! Oui voler! Ou du moins elle se déplaçait à côté de la statue qu’on avait offert à ma naissance… Prise de peur je me cacha vite fait sous les couettes et ne réapparut que 2-3 minutes plus tard au son de la TV. Rassurée je me redressa et regarda mes dessins animés. Mais je n’étais pas totalement au bout de mes peines, car je sentis une main douce, mais extrêmement froide me frôlé le bras avec un léger souffle dans mon cou. C’est à ce moment-là que ma mère revint à la maison et que pour cette soirée ils me laissèrent tranquille… Voilà mon premier vécu… Cette fameuse boîte je l’ai rendue ou plutôt remise vite fait dans sa chambre… Malheureusement l’amie de ma grand-mère est décédée et j’ai demandé à récupérer la boite. On insista pas et on me donna la babiole. Aujourd’hui encore cette boite à disparue je ne sais où…

….. A suivre

Le 24 février 2009
 Chose due, chose promise, chose tenue!

Me revoilà pour vous conter une nouvelle fois une de mes nombreuses aventures… Je tiens cependant à remercier les personnes qui sont venues me conseiller et essayer de comprendre ce qui m’arrivait, cela ma fait vraiment plaisir de voir qu’on me soutenait et que l’on me croyait… C’est d’ailleurs pour eux que je continue d’écrire ce qui c’est passer car, ce n’est pas toujours simple.

Une de mes mésaventures m’est revenue à l’esprit lors d’une discussion avec mes amies… Je devais alors avoir huit ans et je n’avais alors pas totalement conscience de ce qui m’arrivait de plus en plus fréquemment. C’était pour moi une journée d’école comme les autres bien que mon année scolaire commençait à arriver à son terme. Les cours me semblait ennuyeux et le temps ne semblait pas se presser pour s’écouler… Après quelques heures de maths l’heure du temps de midi fit enfin pointer son nez et mon estomac criait famine ! Je me dirigea alors dans le réfectoire, mais je dus bientôt le quitter pour aller aux toilettes. Quand je fus dans les toilettes, le robinet coulait. Je le ferma me disant qu’il s’agissait de quelqu’un qui avait oublié de couper l’eau. Une fois sur la toilette l’eau se remit a coulé et pourtant il n’y avait personne… La lourde porte en bois ne s’était pas ouverte et ils étaient tous en train de manger. Je me dépécha donc et coupa l’eau pour la seconde fois. Un frisson me parcourut le dos et mon sang se glaça dans mes veines, j’avais peur et je me sentais très mal à l’aise. Il me semblât apercevoir une ombre dans le miroir qui passait derrière moi, je me retourna sans attendre. Dans la toilette que je venais de quitter, un bruit sourd se fit entendre… J’ouvris la porte en tentant de ne pas courir à toute vitesse rejoindre les autres et remarqua que le rouleau de papier, la brosse de wc, ect étaient par terre. Je ne demanda pas mon reste et rejoignit mes camarades à toute vitesse, blanche comme un linge. Ils ne tirairent jamais rien de moi sur ce qui c’était passer. Depuis ce jour-là je commençât à les percevoir de plus en plus.

Je me rends compte que jusqu’ici je ne vous raconte que des choses tristes… Mais ce qui m’arrive m’a aussi donné de belle chose, comme du réconfort lorsque mes larmes ne seccaient de couler. Je vais vous raconté un de ses moments…

Je venais d’atteindre dix ans, mon année scolaire avait débuté il y a quelques mois… Mais cependant un mauvais pressentiment me guettait sans jamais s’arrêter, comme si quelque chose allait se passer. (j’ai souvent ce genre de choses, et cela conclut toujours a quelque chose. La dernière fois c’est soldé par un accident grave de voiture. À vous de me croire ou non) Je passa donc ma journée à l’école comme à mon habitude. La fin des cours venu mon angoisse augmenta. La nouvelle arrivait. Sur le parking je vis la voiture de ma mère et me dirigea donc vers la sortie de l’école tout en disant au revoir à ma surveillante. Je m’instala dans la voiture et nous rentrâmes à la maison sans que ma mère ne prononce un seul mot. Chose étrange, elle me demandait toujours de lui raconter ma journée et nous parlions jusqu’à notre arrivée. Je m’apprêta à descendre quand ma mère me dit d’attendre. Elle me raconta alors qu’elle avait une mauvaise nouvelle à m’annoncer mon chat que j’avais depuis bien longtemps venait de décéder, écraser par une voiture. Sans un mot je partis regarder la télévision tentant de ne pas y penser… Mais je ne résista pas et pleura. Pour nous changer les idées nous décidâmes d’aller dormir chez ma tante. Quelques jours passèrent mon chagrin perdura, j’avais perdu un ami cher et bien que mes larmes ne coulaient plus sa présence me manquait terriblement. Mardi vint et je pensais à lui en rangeant mes affaires de cours que ma mère m’avait demandé de mettre à place. J’appercus sa silhouette prêt de la « pièce des chats » (prêt de la chaudière plus présisément où il y a leurs litières). Je me dis que j’avais dû rêver. Mais le lendemain je le revi au même endroit mais, cette fois il s’arrêta et me regarda. Il miaula et repartit… J’étais apaisée, je n’étais plus triste. C’était la dernière fois que je le voyais mais, je savait qu’il était bien. Il était venu m’apaiser avant de partir. J’étais heureuse.

À suivre…

 Le 23 Novembre 2009

Je vous dois une nouvelle histoire… Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas écrit et je m’en excuse, mais ma vie pour le moment a été bien mouvementée. Pour me faire pardonner voici une histoire qui date de mes 15 ans. Pas très jolie cette fois-ci… Encore une fois merci des vos encouragements et merci à Rere avec qui j’ai eu de grandes discutions et qui ma bien aidée pour les affronter ces derniers temps…
La nuit était tombée, ma mère était partie chez son copain, mon frère enfermé dans sa chambre et ma grand-mère chez ma tante. J’étais donc plus ou moins seule dans la maison. J’étais en vacances d’été… Je pensais à me mettre un dvd, histoire de le regarder dans mon lit sous ma grosse couette bien chaude… Devant mon armoire je me mis à réfléchir à ce que j’allais choisir…

Epouvante? Non pas ce soir j’avais envie de rire… Dessins animés? Non plus j’en avais assez vu pour un moment.. Comique? Je n’eus pas le temps de me poser la question que j’entendis un drôle de bruit. Il s’agissait de mon chat qui venait de sauter sur le mur et regardait le plafond d’un air étrange. Elle miaula. En cette époque et vu qu’elle était de surcroit une chartreuse (race de chat connu pour ne jamais miauler), ce n’était pas son genre de miauler pour rien… Je vins donc prêt d’elle tout en murmurant *que peut-elle bien avoir?* En pensant qu’elle s’était peut-être fait mal ou qu’elle courait après une mouche ou une araignée…
Puis elle repartit voir l’autre coin du plafond pour miauler une deuxième fois. Elle répétât ce shéma 4 fois par après… Un frisson me parcourut le dos, j’étais mal à l’aise… Mais ce n’était pas la peine d’y penser, je ne pouvais rien faire si c’était ce que je pensais. Et puis j’avais faim! Je n’avais pas encore manger! Je descendis en bas et me prépara un plat bien simple: des pâtes!Mais un élément me perturba… En préparant mes pâtes j’eus l’impression que quelqu’un me suivait du regard. Mon coeur cognait dans ma poitrine et ma gorge se nouait. Un léger stress montait… Je n’étais pas du tout à l’aise… Dans le reflet de la casserole je crus voir une forme humaine mais, je me persuadas que ce n’était que mon imagination. Mon coeur cette fois battait la chamade. Mes pâtes enfin cuite je pris la casserole et entreprit de les manger dans le salon.
Je coupas le feu, versa les pâtes dans l’égouttoir, fit couler un filet d’eau, rajouta un peu de beurre pour les remettre dans ma casserole que j’allais emporter dans le salon. Pour ce faire je devais traverser le couloir et le bureau. Mais je ne pus pas atteindre ce dernier…

J’entendais les battements de mon coeur dans ma tête… J’eus envie de courir mais, mes jambes restaient paralysées… Face à la porte du bureau je tentais de l’ouvrir sous la clarté de la lune… En vain. Puis, d’un seul coup, ma vue se brouilla, ma tête tourna. Je sentis un coup brusque sur ma main qui me fit lâché une des poignées de la casserole. Ca me faisait mal, je ne comprenais plus rien. J’avais envie de crier mais, je n’y arrivais pas. Un simple murmure sortit de ma bouche… Un « Laisse-moi! » timide mais d’une autorité que je ne me connaissais pas… Ces mots, je n’avais pas l’impression de les avoir sorti moi-même, pourtant il était sorti, seul ou pas je n’en sais rien… Je repris conscience et vis du sang. Le mien. La casserole de fer m’avait fait une entaille dans le doigt et la douleur commençait à se lancer dans ma main. Elle était petite mais profonde, j’en porte aujourd’hui encore la cicatrise. Je secoua la tête, partit poser la casserole au salon et vint nettoyer les quelques pâtes malignes qui en avaient profitées. Moment de calme, je ne le sentais plus. Enfin un peu de répis? C’est ce que je crus le temps de manger…

Les pâtes… Mes chères petites pâtes que j’aime tant manger! Simple, mais divinement bon! Il m’en fallait peut pour être contente! Je les dégustait avec plaisir jusqu’à la dernière miette. Je rangea mes affaires et monta quelques escaliers quand j’entendis un bruit sourd derrière moi. Qu’est-ce que c’était encore? Une nouvelle fois je me sentis mal à l’aise, je sentais comme de la colère dans l’air, une atmosphère lourde, pesante, malsaine… J’entra dans le salon alluma la lumière. Une chaise était à l’écart des autres, je la remis. Il s’agissait d’une de ses lourdes chaises en bois, anciennes, qui faisait partie du mobilier de ma grand-mère. Je m’avançais vers le canapé et observa le mobilier. Les chats n’était pas là, ce n’était pas eux. Mon frère toujours dans sa chambre. Un calme étrange pesait sur cette maison rarement silencieuse. Un nouveau grondement! Dans mon dos! Je me retourna… Ma chaise! Ma chaise lourde en bois qu’on devait tirer à deux mains dû à sa taille encombrante… Elle était de nouveau tirée en arrière! Devenais-je folle? Non je le sentis… C’était l’un deux. Etait-ce Le skyzophrène? Ou le pire d’entre eux? Celui que la petite fille avec qui j’étais tant attachée craignait le plus? Je n’en savais rien, mais je sentais sa présence. Sachant qu’il me provoquait je laissa la chaise éteignit les lumières et fermas la porte à clef avant de remonter dans ma chambre pour me mettre un dvd.

Cette nuit là je ne passa pas une bonne nuit, je n’avais plus la force de le repousser en dehors de ma chambre, je n’étais pas bien. Une fatigue psychologique m’envahissait. Elle n’était pas physique je le savait. Toute ma nuit je le sentis bouger dans la chambre… Je le sentais poser sa main sur mon visage, me caresser le dos et les hanches pour me montrer qu’il était bien là et qu’il ne me lâcherait pas. Lassée je m’endormis. Matche nulle, ni l’un ni l’autre n’atteignit son but. Il n’arriva pas à me faire vraiment du mal et moi je n’avais pas réussi à le repousser… Le lendemain fut une trêve, comme pour préparer autre chose… Il reviendrait je le savais mais j’ignorais comment et avec quel force…

A suivre ….

 

Histoires d’épouvantes. Je viens te chercher !!!

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Ce soir-là, les parents d’Aurélie allaient au théâtre. Ils avaient insisté pour qu’elle vienne avec eux, mais elle avait refusé : L’envie de pouvoir passer une soirée toute seule à l’appartement la tentait trop. Elle avait maintenant douze ans et ses parents n’avaient pas vu d’objection à la laisser seule pour une soirée.
Ils étaient déjà partis depuis une bonne heure, et Aurélie était tranquillement installée sur le canapé, occupée à regarder la télé. Posée sur ses genoux, une assiette qui était bien remplie il y a encore peu de temps était maintenant presque vide. Repue, ayant fini de manger, elle posa l’assiette par terre pour que son chien, Floppy, vienne la lécher.
Les minutes passaient et Aurélie était toujours hypnotisée par la télé, mais son chien ne venait pas. Finalement, préoccupée par son absence, elle l’appela :
« Floppy ?… Floppy ?… Hé mon toutou ! il en reste encore un peu dans l’assiette ! T’en veux pas ? »
Mais Floppy n’arrivait pas.
Alors Aurélie, un peu inquiète, se leva et regarda autour d’elle : Il n’était pas dans le salon. Elle partit voir dans la cuisine, il n’était pas là non plus :
« Floppy ? … Allez mon p’ti chien ! Tu t’es caché où ? »
Elle sursauta quand le téléphone à côté d’elle sonna. Elle hésita juste un instant, puis décrocha :
« Allo ?

- …

- Allo ? C’est qui ?

- Ca va Aurélie ?

- Heu… vous êtes qui ? Je ne vous connais pas ?

- Mais moi je te connais ! Je connais encore mieux ton chien d’ailleurs… Au fait, tu le cherches ? Tu sais, tu ne risques pas de le trouver, je me suis occupé de lui, puis je l’ai mis dans une cave du sous-sol de l’immeuble. »

- Quoi !

- Là je suis à côté de lui, et il est un peu mal en point tu sais.

- Vous avez fait du mal à Floppy ?

- Oh, si peu… Mais maintenant Aurélie, c’est à ton tour : je viens te chercher !»

Submergée par l’effroi, elle raccrocha le téléphone.

Il allait venir ! Il avait pris Floppy !… Ca n’était pas possible ! Ca ne pouvait pas être vrai ! C’était une plaisanterie ! Floppy devait être encore tranquillement quelque part dans l’appartement !

« Floooppyyyyyy ! Alleeezzzz ! Viens ici s’il te plait ! »

Elle commençait à courir vers la chambre de ses parents quand la sonnerie du téléphone reprit et lui glaça le sang : Il rappelait.
Il n’y avait rien dans la chambre, tout était en ordre, Floppy n’y était pas.
Et le téléphone, entêté, continuait de sonner.
Aurélie courut alors vers la salle de bain et ouvrit la porte à toute vitesse espérant voir Floppy à l’intérieur : mais elle était vide.

Apeurée, elle regarda dans la baignoire, craignant de ce qu’elle aurait pu y découvrir, mais il n’y avait rien non plus.

Et le téléphone, obstinément, continuait de sonner.

La sonnerie obsédait et stressait de plus en plus Aurélie, elle finit par craquer : Elle couru jusqu’à la cuisine, et nerveusement prit le combiné.

« Ca n’est pas très poli de raccrocher au nez des gens, Aurélie.

- …

- Tu sais où je suis ?

- Heu… n… heu… n… non.

- Au rez-de-chaussée, je suis sorti de la cave, et je continue de monter !

- Vous… vous… allez… ! Non, j’… j’ai… j’ai peur !

- Ah oui ? Tu as peur ? C’est bien ça !

- …

- Et tu sais, si tu bouges de chez toi, je redescends et je tue ton chien !

- Quoi ! ne faites pas de mal à Floppy, il est gentil ! Il fait de mal à personne ! »

Aurélie pleurait, elle tremblait à tel point qu’elle avait du mal à tenir le combiné du téléphone dans sa main.

La voix à l’autre bout du fil reprit :

- Tu sais Aurélie ?

- Nooonnn, arrêêêteeezz, et ne faites pas de mal à Floppy !

- Je suis au premier étage maintenant ! »

Aurélie fut prise d’une énorme montée de panique : Elle habitait au deuxième étage ! Elle raccrocha le téléphone : Il était tout proche d’arriver.

Il fallait qu’elle se cache, elle pensa à aller sous le lit, ou encore dans la baignoire, mais elle se dit qu’il la trouverait facilement dans ces endroits-là.

Le téléphone se remit à sonner, le son la fit sursauter.

Aurélie avait douze ans et sa petite taille lui donna soudain une idée : Elle ouvrit la porte des placards sous l’évier, et doucement, elle se glissa dedans en poussant tout au fond les bouteilles de produits ménagés. Elle se recroquevilla, arriva à trouver assez de place pour s’y glisser complètement, puis referma la porte de l’intérieur.

Et le téléphone continuait de sonner…

Et le téléphone n’arrêtait pas de sonner…

Et la sonnerie continuait, entêtée, obstinée…

Et la sonnerie devenait insupportable !

Brusquement, à bout de nerfs, sans réfléchir, elle sortit de sa cachette, et décrocha le combiné. Fauchant ses derniers espoirs d’entendre ses parents au bout du fil, la même voix sinistre reprit :

« Quand même ! Tu as fini par décrocher Aurélie.

- …

- Tu sais où je suis ? »

Aurélie ne répondit pas, elle était pétrifiée, peut-être était-il juste à côté d’elle, là, dans l’appartement.

« Je suis au troisième étage, et je viens te chercher ! »

La surprise s’empara tout d’abord d’Aurélie : Il ne s’était pas arrêté à son étage ! Il ne s’était pas arrêté au second ! Puis comme un éclair dans sa tête, elle se dit qu’elle avait là une occasion unique pour s’échapper. Sans réfléchir plus longtemps, elle raccrocha le téléphone et se précipita à la porte d’entrée. Doucement et promptement, elle ouvrit la porte et se glissa à l’extérieur : sur le palier il n’y avait personne. Sans prendre plus de temps pour observer les étages, elle descendit l’escalier à toute vitesse. Elle était pieds nus, et l’escalier était froid, mais au moins elle ne faisait pas de bruit.

Elle descendit en trombe jusqu’au rez-de-chaussée. Là elle s’arrêta net : elle entendait les gémissements d’un chien provenir de la cave, elle en reconnu le son : C’était Floppy, il était là, en bas. Elle aurait voulu sortir de l’immeuble, puis courir sans plus s’arrêter, mais son petit chien était dans une des caves du sous-sol de l’immeuble, peut être blessé, peut être en train de souffrir, peut être en train de mourir. Des larmes coulèrent sur les joues roses d’Aurélie. Torturée par les plaintes de son chien, elle ouvrit la porte de la cave, et descendit.

Elle entendait son chien gémir, de temps en temps il émettait un petit aboiement timide. En se guidant au son, elle finit par trouver la cave : La porte était ouverte, Floppy gisait sur le sol, couché sur le côté, les pattes avant et arrière attachées. Quand il vit Aurélie, il aboya un peu plus fort. Le voir comme ça la fit pleurer.

« Bouh ! Floppy… Hmmm… hmmm… hmmmph… je vais te détacher mon petit chien… oh ! mon petit chien… »

Elle s’approcha précipitamment vers lui, il aboyait avec force maintenant. Elle s’accroupit à côté de lui, elle commençait à défaire ses liens tout en réfléchissant : Le téléphone sonnait quand il est passé du premier au troisième étage… Mais alors il aurait dû entendre la sonnerie quand il est passé sur le palier ?… Il aurait dû entendre le téléphone sonner ? vu le bruit qu’il fait !… Alors si… si… s’il avait vraiment été dans… l’escalier, pourquoi il…

JE SUIS DERRIERE TOI !

 

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